Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Le blog du MARGOUILLAT

Journal de Bord volume 6 : Cap Vert - Sao Vicente & Santa Luzia

Vendredi 21 : briefing d’information sur les possibilités locales. Déjeuner à l’alliance Française, sympa comme à Dakar, cadre ombragé très agréable, bonne cuisine locale simple, et bon marché. Nous commençons à organiser le programme de ces deux semaines dans l’archipel. Sur les conseils de la responsable de l’alliance Française, une Cap Verdienne mariée à un Français, je prends contact avec des habitants de l’île de Sao Santao qui ont des chambres d’hôtes pour organiser un trek dans cette ile, réputée pour ces circuits de randonnés, très peu de route carrossable, ces cultures de canne à sucre et de café . Nous irons avec un autre couple, Jean-Jacques et Marie Claude sur un Alliage 44, nommé TAO.

Samedi 22 : avitaillement le matin, beaucoup de petite superette, peu de produit, mais il y à l’essentiel. Mindelo est une ville de 70 000 habitants, la ville est propre, les Cap Verdiens accueillants, métissage incroyable entre l’Afrique et l’Amérique du sud, avec un petit poil d’Europe. Beaucoup baragouine le français, je me fais comprendre en parlant italien, d’autres avec l’Espagnol. J’avais organisé (en louant un allugher avec chauffeur, genre de taxi brousse collectif) avec d’autres bateaux une ballade pour monter au Monte Verde 800 m, puis descente sur la Baia das Gatas (des requins). L’ile est vraiment sèche, végétation rabougrie, déformée par le vent, pourtant on aperçoit de vieille éolienne qui pompaient les eaux du sous-sol dans des petites vallées. Cette sécheresse vient d l’action conjuguée de l’homme et du changement climatique. Village de pécheur, les bateaux multicolores sont équipés de voiles latines, fabriquées avec des sacs de céréales en matière synthétique. Soirée au Nautico, musique cap Verdienne, et punches (rhum local avec du lait de coco ou un jus de mangue ou goyave) guitares, youqulélé, tambourin et autres percussions. Les chanteurs passent de bar en bar, ils prennent le micro, chantent, boivent un coup, et s’en vont dans un autre bar. Ambiance très chaude, avec une grande mixité sociale, nous retrouvons un manœuvre de la marina, un pécheur qui nous avait proposé des langoustes, ils dansent tous très bien et invitent les femmes.

Dimanche 23 : nous organisons entre nous un déjeuner sur la plage de Calhau, à l’autre extrémité de l’ile, chez Loutcha, une institution Cap Verdienne de la restauration. Magnifique site, baignade dans les rouleaux, superbe buffet à base de poissons et légumes. Nous sautons le dîner et allons le soir en ville écouter de la musique, atmosphère bonne enfant, très famille, beaucoup d’enfants. Nous assistons par hasard à une démonstration de Capoeira, art martial Brésilien.

 

Lundi 24 : départ pour l’île de Santa Luzia, distante de 25 milles, nous partons à 6 bateaux du RIDS. Après 4h de navigation sans problème, nous mouillons dans une grande baie au sud, Cette ile est déserte, pas de végétation des couleurs de terre ocre, de rocher et pierre volcanique, de sable banc et noir, pur ou mélangé, cela rappelle fortement le Tassili. Nous allons à l’aventure en annexe, malgré les gros rouleaux qui déferlent sur la plage. On s’approche prudemment, on compte les vagues, généralement 7 puis une accalmie, on fonce, on saute et on porte l’annexe sur le sable. Fr me rejoint sur une autre annexe et pas de chance l’atterrissage se passe mal le dernier rouleau prend l’annexe de travers, elle se retourne Fr et Ma se retrouvent sous l’annexe un peu groguies, heureusement le moteur avait bien été stoppé. Plus de peur que de mal, mais perte des lunettes, des avirons et du banc de nage ; Le lendemain, seule une pagaie sera retrouvée. Nous allons à la rencontre de pécheurs, ils viennent de Sao Vicente, pêchent 2 à 3 jours, dorment chaque soir sur la plage et vont vendre leurs poissons au marché de Mindelo. Le poisson est stocké dans des vieux frigos bourrés de glace. Nous les aidons à dépanner un moteur hors-bord. Nuit un peu mouvementée sur le mouillage à cause des vents violents rabattants qui déboulent des monts de l’ile. Le bateau de Gérard dérape.

Mardi 25 : pêche s ous-marine autour d’un rocher, petit mérou, poisson perroquet, carangues…Les pêcheurs Monique, Serge, Alain et Jean-Jacques nous apportent leurs poissons à déguster. Ballade saharienne à pieds pour découvrir l’autre versant de l’ile, la côte au vent. Alain de Johan un catamaran Lagoon 420, nous invite à dîner nous sommes 12 autour de la table, ces catas sont de vraies maisons flottantes, il y a 100 m2 habitables. Les poissons sont grillés au barbecue installé sur un coté du bateau. Retour en annexe, la nuit est vraiment noire sur l’eau.

Mercredi 26 : Carénage du bateau avant de repartir pour Mindelo. Nous passons par le sud de l’ile, cote inhospitalière de falaise de basalte et lave qui tombe dans la mer. Le soir nous invitons nos amis MC et JJ de Tao à dîner dans un restaurant typique, Tradissom et Morabeza. Nous avons apprécié ces quelques jours avec nos hôtes de TAO, ils qualifient leur voilier de bateau de voyage, il est donc très confortable, aéré, clair mais moins performant en vitesse, avons aussi aimé leur façon de naviguer en couple.

 

Jeudi 27 : départ pour l’ile de Sao Santao par le ferry de 7h45.

Voir les commentaires

Journal de Bord volume 5 : Cap Vert

 

Repères Historiques : à venir

 

Dimanche 16: Départ de Dakar à 14h avec le 2ème groupe de bateau, le 1er étant parti ce matin à 8h. Il fait très chaud et humide 32°c, 95% d’humidité, vent F4/5 du NE. Notre VHF ne nous permet pas d’échanger avec les autres bateaux, dommage c’était bien sympa, de communiquer sur les conditions de navigation, sur les moyens et résultats de pêche. Nous reprenons le rythme des quarts, nuit couverte, halo sur la lune, mer agité, le vent forci dans la nuit, il faut s’accrocher pour dormir, nuit difficile. Le groupe chauffe et s’arrête, la prise d’eau est mal placé et dès que l’on gite la pompe n’est plus alimenté, aussi nous avons cramé la turbine. On met à l’eau l’aquagènerateur (hélice tractée) pour produire de l’électricité, mais on ne peut pas faire marcher le désalinasateur.

Lundi 17 : réveil avec un ciel laiteux, beaucoup d’humidité, visibilité très réduite. Françoise est barbouillée le premier jour, ça vat mieux maintenant grâce au Sturgeron (anti nausée Espagnole, conseil de Tonia). Dans la nuit la pièce métallique qui relie le hale-bas à la bôme casse, défaut de soudure.

Mardi 18 : vent force 4/5 de NE stable, mer toujours bien agité. 5 à 6 bateaux RIDS aux alentours. 14h l’ile de Boa Vista est en vue, 17h un poisson au bout de la ligne de traine, c’est un thon 4/5 kg, formidable, couleur magnifique dorée et bleue. Nuit plus calme quelques de moteurs, vent F2.

Mercredi 19 : Atmosphère toujours laiteuse, nous devinons la côte, l’ile de Sao Vicente, cela ressemble au Hoggar posé sur l’Atlantique, roche aride qui plonge dans l’océan des profondeurs de plus de 1000 m proche de la cote, mais aussi des dunes de sable. Nous retrouvons beaucoup plus de bateau du Rallye à l’approche du port de Mindelo. Arrivée dans la Marina toute neuve, mais encore sans équipement sanitaire, vers 15h en heure locale nous sommes maintenant à TU – 1h. Les femmes partent à la découverte des facilités de Mindelo, laverie, marché, sanitaire, resto…Les hommes rangent, réparent (remplacement de la turbine, démontage du hale-bas), nettoient le bateau (nous avons ramassé énormément de poussière à Dakar, de la latérite rouge.

Jeudi 20 : balade dans Mindelo, un monde entre l’Afrique et le Brésil, mais finalement plus proche de l’Amérique du sud la Morabezza, de la musique partout, la Morna, la fameuse Sodade de Cesoria Evora. Le soir appéro dans le bateau de Serge et Siao, un Cigale 16, nous sommes 14 à bord. Puis dîner en ville, club Nautico, ambiance chaude avec un orchestre et des chanteurs qui passent de bar en bar, mélange de population et de couches sociales incroyable.

Vendredi 22 : briefing d’information sur les possibilités locales. Déjeuner à l’alliance Française, sympa comme à Dakar, cadre ombragé très agréable, bonne cuisine locale simple, et bon marché. Nous commençons à organiser le programme de ces deux semaines dans l’archipelle.

 

 

Voir les commentaires

Journal de Bord volume 4 bis: Sénégal

 

Repères Historiques : Au IX° siècle plusieurs peuplades dominatrices se succèdent, venues du Maghreb puis du Soudan islamisé. Incursion des Almoravides et début de l’islamisation.
X - XI° développement de petit royaume le long du fleuve Sénégal, alliance avec les Almoravides.
XII – XIV° développement des échanges commerciaux, le nouvel empire du Mali s’étend vers l’ouest, les Mandingues forment d’autres royaumes. Royaume Djolof fondé par N’Diadiane N’Diaye. A l’embouchure du Sénégal, presqu’ile du Cap vert, Casamance.

XV – XVI° arrivée des navigateurs portugais. Début des échanges commerciaux maritimes et de la traite des esclaves.

XVII – XVII° intensification de la traite des noirs avec l’entrée en jeu des Français et des Anglais. Saint Louis et Gorée principaux centres mais c’est plus la gomme arabique (acacia) qui intéresse les européens.

XIX° campagne d’abolition de l’esclavage, loi du 28 mars 1815, prise d’effet en 1848. La traite arabe prend le relais sur la côte orientale. A partir de 1840 les Français sous l’impulsion de Faidherbe conquièrent l’ensemble du Sénégal qui deviendra l’AOF.

XX – XXI° le 4 avril 1960 le Sénégal devient indépendant dans le cadre de la fédération du Mali, capital Dakar. C’est un échec le 20 août 1960 Léopold Sédar Senghor devient Président, nouvel constitution, la fédération vole en éclat. En 1981 Abdou Diouf élu 2éme président, réélu en 1988 et 1993. La démocratie impose le libéral Abdoulaye Wade contre Diouf, Wade est réélu en 2007 contre son ancien 1er ministre Idrissa Seck. L’amélioration tant attendue des conditions de vie se fait toujours attendre. 

 

Voir les commentaires

Journal de Bord volume 4 : Dakar

Jeudi 30 : Nous sommes mouillés devant l’hôtel Teranga Sofitel et bénéficions de la piscine et des sanitaires. L’hôtel est situé à coté de la présidence, au centre ville, place de l’Indépendance. Nous avons essayé de débarquer avec l’annexe mais nous avons vite renoncé à cause des rouleaux qui brisent sur la plage avec des gros cailloux. Demain un service de navette sera organisé, la barcasse est manœuvrée par Gustave et Molo. Première sortie en ville, nous sommes vite saisis par la pauvreté, l’état de la ville, les voitures dans tous les sens, on ne peut pas marcher sur les trottoirs, et les sénégalais nous sollicitent de tous les côtés pour vendre quelque chose ou de l’argent. Ils disent eux même, on est collant comme des mouches mais on ne pique pas. C’est très vrais, ils sont toujours très gentils et souriant quelque soit leur situation. Nous faisons quelques courses au Casino, peu de produits locaux, sur les fruits et légumes provenance « avion »…Ensuite la journée se passe sur Internet pour alimenter le blog, téléphoner à nos famille et enfin piscine. Le soir pour liquider la dorade nous invitons 6 personnes à dîner, cette fois au curry.

Vendredi 31 : Nous partons ce matin à la découverte du marché Kemeur, dit marché des toubabs, il faut néanmoins avoir le cœur bien accroché. Marché couvert circulaire avec des anneaux concentrique fruits, légumes, viande et poissons, autour des baraques d’objets artisanaux avec des vendeurs très accrocheurs. Déjeuner léger au bar de la piscine.

Samedi 1er novembre : Nous allons au marché de Sandanga pour chercher des tissus et pagnes africains. Nous savons mieux gérer les sollicitations des sénégalais dans la rue, toujours garder le sourire, rester poli, serein et aimable, avoir la patiente qu’ils se lassent les premiers. Dans ces conditions c’est difficile de faire des achats. Nous reviendrons un autre jour. Par contre nous avons trouvé une laverie impeccable. Déjeuner au Centre Culturel Français, parc de verdure avec un bâtiment ancien, crépie de rose. Menu simple, bon marché, cuisine sénégalaise, Thiof (mérou/bar local) grillé, poulet Yassa (oignons) ou Mafé (arachide). Il y a une boutique artisanal commerce équitable, essentiellement des vêtements, une jeune femme Fari Sy fait travailler des tisserands des teinturiers et des couturières, tout un village, elle est charmante et passionnante. C’est aussi une très belle femme, comme beaucoup de sénégalaise et sénégalais qui sont généralement grand et mince.

Dimanche 2 : Le matin carénage du bateau avec masque tuba et palme, rangement et divers réparation, il y en a toujours… Après midi sur Internet, toujours problématique, ça ne marche pas, ou bien débit très faible, on y consacre beaucoup de temps pour peu de résultat, Skype ne passe pas car la qualité des liaisons et insuffisante. Depuis Ténérife je ne peux plus envoyer d’email par contre je les reçois bien. Au moins le blog lui, même si c’est un peu long pour charger les photos, marche toujours. Nous avons hissé le grand pavois comme les autres 24 bateaux, cela à de la gueule et tous les Dakarois sont au courant de notre arrivé.

Lundi 3 : Départ pour Gorée, avec la chaloupe de 11h, Olivier, contacté la veille, nous attend au débarcadère. Il y habite depuis un an dans une magnifique maison de couleur rose avec une cour intérieure, qui relie les deux bâtiments. Nous repartons aussitôt pour découvrir cette ile plein de charme, petites ruelles pavées ou en terre très fleuries, des bougainvilliers de toutes les couleurs. Olivier est connu de tous les Goréens, et semble très apprécié. Parmi les nombreux artisans et artistes en tout genre, Olivier nous présente quelques uns de ces amis artistes avec lesquels il a une relation approfondie. En particulier Mamoud le roi de la récupération, qui transforme les déchets en œuvre d’art. Retour vers 18h30, un grand merci à Olivier pour son accueil et ses discussions passionnantes sur l’aide aux pays émergeants. Sur le bateau JL et E nous attendaient pour fêter l’anniversaire de Fr, Champagne et superbe dîner à bord. Soirée sympathique et chaleureuse.

Mardi 4 : E. apprend le décès de sa maman, elle était très diminuée depuis plusieurs mois. Elle rentre rejoindre sa famille mercredi soir, nous la retrouverons au retour du Siné Saloum, elle aura néanmoins la joie de faire connaissance avec son dernier petit fils âgé d’un mois, ainsi va la vie. Nous nous baladons dans Dakar et déjeunons au centre culturel français, tours très sympa. Librairie aux 4 vents pour trouver un livre sur Gorée. Les libanais sont très nombreux et semblent tenir le commerce. Ils ont leur propre école. Bien que le Sénégal soit musulman à 80%, cela n’est pas visible, les femmes semblent libre dans leur façon de s’habiller, du traditionnelle au plus moderne. Le soir nous allons dîner chez Loutcha avec l’équipage d’un autre bateau, ou l’un d’eux fête ses 70 ans. Cuisine sénégalaise, ambiance très bruyante et chaude.

Mercredi 5 : Dernière course de ravitaillement à Casino pour l’épicerie et les vendeurs de rue pour les fruits et les légumes. Ménage sur le bateau, intérieur et extérieur, beaucoup de poussière de latérite, rouge. Dans l’après-midi nous prenons un taxi pour le port de pêche de Soumbédianne. Le chauffeur est une femme Mag, elle sont 10 dans Dakar, c’est une initiative du ministère de la femme, elles ont un prêt pour acheter la voiture et ont subi un examen. En fait de port c’est une grande plage avec des centaines de pirogues tirer sur le sable, elles rentrent de la pêche à partir de 17h, des centaines de personnes hommes et femmes les attendent pour acheter leurs poissons et les revendre. Il y a des étalages en haut de la plage, ce sont les femmes qui les préparent en majorité, beaucoup, beaucoup de monde. Difficile de prendre des photos, les femmes peuvent être agressives, je demande la permission au préalable. Le retour des pirogues bariolées au coucher du soleil est un magnifique spectacle. Dommage que la plage soit aussi sale, avec des détritus partout, surtout ce foutu plastique…

Jeudi 6 : 6h00 départ pour Djifer à la pointe de Sangomar, l’embouchure du delta du Siné-Saloum. Bonne marche sous spi, comme d’habitude nous sommes en tête du peloton, voire photo. Vous ne pourrez pas le vérifier sur le site des ilesdusoleil.com car on nous a enlevé les balises de positionnement, de nouveaux modèles seront installés au retour à Dakar. C’est une zone de pêche, multitude de pirogue, de casier et de filet, il faut être très vigilant. Passage délicat pour entrer dans le delta, 3 à 4 m d’eau seulement, nous nous mettons en file indienne et suivons une pirogue. Mouillage devant Djifer, village de pécheur. Dîner à bord avec le thon juste pêché sur le trajet.

Vendredi 7 : Nous partons en pirogue pour se balader dans la mangrove, Pélican, aigrette, hérons et singes sans oublier les poissons volants. Visite d’un village de pécheur, nous allons voire l’école du village et sommes reçus par le directeur de l’école qui nous emmène dans sa classe, les enfants nous chantent la bienvenue. Ils apprennent le français et plus-tard le Wolof qui est la langue parlé par toutes les ethnies du Sénégal. Les femmes ramassent des coquillages, ce sont des coques. Les coquilles servent à la construction des bâtiments. Le soir dîner Sénégalais à terre, de la carpe rouge au yassa.

Samedi 8 : nous attendons la renverse de marée, 13h30 départ pour Foundioune, nous remontons le Saloum, 4 heures de moteur en convoie, les dériveurs en tête pour sonder. Attention aux filets à crevettes et aux bancs de sable.

Dimanche 9 : Départ à 6h00 pour Mar-Lodge pour assister à la messe catholique traditionnelle avec chant et Tamtam. 2 heures de pirogue, il fait nuit noire, sans lune, magnifique lever du soleil sur le Saloum et la mangrove, nous pénétrons dans les bolons – petit bras. Mar-Lodge est dans une île, on accoste, quelques minutes de marche à la rencontre des charrettes a cheval, 1h30 de charrette, en brousse, jolies villages propres, car il n’y a pas de déchets, plastique, ferraille…Comme toujours bon accueil, bon enfant, grand sourire… La messe est moitié en Wolof, moitié en Français, célébrée par un jeune prêtre. Chants de type choral accompagnés par des tamtams, un cora et un piano électronique, beaucoup de ferveur dans l’assemblée. Déjeuner au bord de l’eau, barracudas avec du riz et des oignons, bananes, bière locale Gazelle. Retour en charrette et pirogue à la nuit, multitude d’oiseaux en brousse avec des couleurs métalliques et dans la mangrove.

Lundi 10 : Exploration du village de Foundioune, aujourd’hui quelques milliers, il y a 20 ans 70 000 avec des industries de l’arachide, ils ce sont concentrés sur Kaolack. Rencontre insolite par hasard avec le sous-préfet qui nous explique son job et ses difficultés, puis nous reçoit chez lui avec sa famille. Sa maison est en mauvais état, mais elle ressemble beaucoup à celle que nous avions à Ouagadougou. C’est un modèle de l’administration coloniale. Déjeuner sympathique au village, riz et crevettes avec les voileux, au son des tamtams et des chants et danses de femmes.

Mardi 11 : Nous repartons pour Djifer avec la marée.

Mercredi 12 : Départ à 6h00 pour Dakar, notre trace GPS est insuffisante nous suivons un autre bateau pour passer le seuil de 4 m. Bon vent au départ, au plus prés bon plein, depuis Gibraltar cela n’était jamais arrivé, toujours des allures portantes. JL va chercher E à l’aéroport de Dakar.

Jeudi 13 : repos, quelques courses, centre culturelle français.

Vendredi 7 : Excursion organisée par RIDS, visite du lac Rose au nord de Dakar, et des dunes de la petite côte, c’est là que se faisait l’arrivé du Paris-Dakar, qui est bien regretté ici. Le lac rose, est très salé, le sel est exploité, la couleur rose vient d’une algue. Nous sommes en 4x4, gymkhana dans les dunes et sur la plage…L’après-midi visite de la réserve de Bandia, animaux peu farouche, le plus beaux sont les girafes. Retour impressionnant sur Dakar, a cause de la densité du trafic, l’état des routes et des véhicules des marées humaines sur la route, de la saleté, misères, bidons villes continus, du à l’attraction de la ville des miséreux.

Samedi 8 : Avitaillement au Casino de Dakar et aux petits marchants ambulants pour les fruits et légumes qui sont plus beaux et moins cher que chez Casino. Ce soir nous un cocktail offert par le ministre du tourisme.

Dimanche 9 : Nous partirons à 14h pour Le Cap Vert, comte tenu de nos performances nous sommes dans le 2eme groupe ! Le 1er groupe partira à 8h.

Voir les commentaires

 

Message de Dakar 1er novembre 2008

Merci à tous pour vos email, malheureusement pour une raison encore inconnue, je n’arrive plus à en envoyer. Par contre je reçois bien tous vos mails qui nous font très plaisir. Je capte vos emails aussi bien avec mon téléphone dès qu’il y a une liaison gsm/3g et aussi avec une liaison Internet. Aussi ne vous étonnez pas si vous n’avez aucune réponse de notre part, et continuez à nous écrire. Nous vous répondrons éventuellement au travers du blog-margouillat.com qui fonctionne bien. La qualité des liens Internet et très faible notamment en Wifi, cela fonctionne mieux dans les Cyber café avec une clé USB avec Dmailer.

A propos de météo, nous ne disposons pas d’information nous permettant de faire des prévisions. Nous écoutons tous les jours sur RFI le bulletin marine de 13h30 et téléchargeons quand cela est possible sur Internet des fichiers Ugrib (pour une zone donnée donne force et direction du vent, état de la mer sur 7 jours toutes les 6h), sinon avec Skyfile via le téléphone Iridium en mer. Ce dispositif sera valable jusqu’au Cap Vert, ensuite pour la traversée de l’atlantique et le Brésil nous utiliserons uniquement les fichiers Ugrib.
JLdT nous avons transmis tes salutations à Minariacum, mais quel est le nom de ton bateau sur le ponton 2??

Voir les commentaires


Journal de Bord volume 3 : Tenerife

 

Samedi 18 octobre: Bon départ, un peu chaud, malgré le rappel de la consigne ce n’est pas une course, c’est une aventure humaine….les skippers ont du mal à se contenir. La preuve, nous hissons le spi les premiers et sommes en tête du peloton bien serré. Nous sommes à une allure portante et les catamarans  nous rattrapent rapidement. Nous reprenons les quarts, le vent tombe, et ceux qui mettent le moteur nous dépasse dans la nuit.

Dimanche 19 octobre : Bonne navigation sous spi, malgré une forte houle qui oblige une surveillance permanente, soudain forte embardée, pilote automatique en alarme, le spi s’enroule sur l’étai de foc. Belle bagarre avec le vent pour affaler le spi, le pignon de liaison entre la barre et le moteur du pilote à sauter. JL le remets en place et c’est reparti. Deuxième avarie, le générateur refuse de démarrer, on ne pourra pas faire tourner le déssalanisateur pour produire de l’eau douce. Agréables soirées avec l’excellente pichade d’Elizabeth, vent faible on reste sous voile, Fr prends son quart de 5h30 à 8h elle est émerveillée par le levée du soleil sur la grande ile Canarienne de Tenerife.

Lundi 20 octobre : Cela fait un mois que nous avons largué les amarres, Fr est un peu cafardeuse. Arrivée mouvementé au port de Santa Cruz, un fort coup de vent nous plaque contre la rangée de voiliers amarrés au ponton, notre balcon arrière accroche un autre bateau. L’antenne de la balise de tracking est cassée, ce qui explique que notre position sur le site RIDS n’était plus mise à jour. Le reste de l’après midi se passe en réparation diverses. Fr et El vont en reconnaissance en ville.

Repères historiques : Avant la conquête espagnole les Iles Canaries étaient habitées par les Guanches, berbères originaires du nord-ouest de l’Afrique, venus entre -3000 et +1000ans. Connues dès l’antiquité les Canaries restèrent oubliées du monde chrétien jusqu'à la fin du 13° siècle, date à laquelle les navigateurs génois, portugais et catalans commencèrent à parcourir ses eaux. En 1312 le génois Lancelot Maloisel débarque sur Lanzarote. La conquête ne débutera qu’en 1402 quand un français Jean de Béthencourt en compagnie du Castillan Gadifer de la Salle, annexe Lanzarote au royaume de Castille. Il fait reconnaître son titre de souverain des Canaries par Henri III roi de Castille. Par la suite les portugais disputèrent en vain les iles aux Castillans qui étendirent leurs conquêtes en 1445. Dès lors les espagnols se tournèrent vers l’Amérique et c’est depuis les Canaries que Christophe Colomb s’élança vers l’ouest en 1492. Au 16° et 17° de nombreux pirates ou corsaires sont attirés par l’économie florissante (Canne à sucre et vignes) des iles et le passage des galions ramenant l’or du nouveau monde. Eruption volcanique violente à Lanzarote en 1730, 1736 et 1824. En 1797 l’amiral Nelson a son bras droit emporté par un boulet en voulant prendre Santa Cruz de Tenerife. 1852 les iles obtiennent le statut de port franc et sont deux provinces espagnoles en 1927. En 1936 Franco gouverneur militaire des iles prépare l’invasion de l’Espagne depuis le Maroc. 1982, sous la monarchie constitutionnelle de Juan Carlos 1er les Canaries deviennent l’une des communautés autonomes d’Espagne. Avec 200 habitants au km2 les Canaries comptent 1,5 millions d’habitants dont 350 000 à Santa Cruz.

Mardi 21 octobre : Le matin grand marché Mercado Nuestra Senora de Africa, milles saveurs et odeurs, on se rapproche de l’Afrique, fruits, fleurs, fromages, épices, fruits secs, de plus les Canariens sont sympathiques. Après-midi chez Carrefour, gigantesque hypermarché, on y trouve tout ce que l’on veut, mais pratiquement pas de produit de marque française, seul les produits laitiers Présidents et les alcools de Marie-Brisard et Cointreau. La vie sociale entre les bateaux du Rallye s’organise, nous prenons un pot chez JJ et MC navigant sur Tao un Alliage 44, nous invitons pour le désert nos voisins de ponton, 4 hommes que nous appelons les 3 mousquetaires, des Jurassiens anciens cimentiers, aujourd’hui sur l’Océanis 423 de Dominique.

Mercredi 22 octobre : Départ en excursion en bus à 9h avec le groupe du Rallye pour la Caldera (cratère) de Las Canadas (les vallons) formé il y a 1,5 millions d’années, de 17km de diamètre et à 2100 m d’altitude, aujourd’hui parc national très protégé et contrôlé. Au centre, le Teide, ensemble de plusieurs volcans dont le pic du Teide culmine à 3718 m. Paysage constitué d’une grande diversité géologique obsidiennes, basaltes, soufres qui donnent un paysage aux couleurs riche et intense, avec des sables jaunes et des scories volcaniques et des formations rougeâtres et noires de coulées de lave solidifiées. C’est aussi un paradis végétal avec des espèces uniques qui fleurissent au printemps. Nous y accédons par le mont de l’Espérance, ou pousse le typique et fameux pin des Canariens avec ses longues et fines aiguilles qui retiennent l’humidité des alizés et dont le bois à servi à la construction des beaux balcons de bois. La température descend très rapidement en montant de 25°C à 10°C. Retour par la côte nord en passant par Puerto de la Cruz et la Oratava, au fur et à mesure que nous redescendons nous passons successivement du climat de haute montagne, à celui de montagne, puis méditerranéen, subtropical et enfin sur la côte tropical. En fin de journée Carrefour nous livre notre avitaillement et nous commençons une parie de Légo pour ranger ces provisions dans les différents coffres et soutes.

Dîner à bord, avec un bocal stérilisé de daube de bœuf, fait a l’avance cet été par El. et Fr dans le but de s’assurer de leur qualité, ils seront utilisés pour la traversée. Test concluant, rassurez-vous, nous seront bien nourrie.

Jeudi 23 : Escapade en taxi FR et Th pour visiter l’ancienne capitale San Cristobal de la Laguna située à 8km de Santa Cruz et 500 m d’altitude. Cette ville classée au patrimoine mondiale de l’humanité a été ainsi sanctuarisée. Peu de touriste, si ce n’est quelques espagnols, pas de boutique de toutou. Nombreux palais du 16° au 18° de style colonial espagnol, des galeries balcons ouvragées en bois sur les façades et les patios, style arabe, genre moucharabié. Patios fleuris, avec bassins d’eau et céramiques sur les murs. Façades très colorées dans les jaunes et les bleus. Retour au Real Club Nautique pour le briefing skipper de la prochaine étape, la météo donne vent force 5 à 6 nord-est mer agitée à forte, consigne de sécurité, mise en garde par rapport aux bateaux d’immigrants au départ de Mauritanie à destination des Canaries et des pécheurs africains en pirogue non éclairée de nuit que nous risquons de croiser sur notre route et que nous devons signaler aux autorités (3 bateaux de la communauté Européenne contrôle la zone). Définition des vacations quotidiennes sur VHF et/ou BLU. Pot dînatoire sympathique, où je fais la re-connaissance d’Anick Simon qui était avec nous en 1956 à Diego-Suarez, elle était dans la même classe que mon frère Geoffroy, son père commissaire de marine, ils y sont restés 7 ans. Actuellement elle est équipière avec son marie officier de marine sur le Catamaran Tiva’U de Jean-Pierre et Françoise, un Outremer 45.

Vendredi 24 : les départ pour Dakar (840 mn) sont échelonnés en 3 groupes, nous faisons partie du 1er groupe programmé pour 9h, les autres partiront l’après-midi et le dernier groupe le lendemain matin. Nous partons en tête avec deux autres bateaux TAO l’alliage 44 et Nikiti II un Ovni 435 de François et Catherine. Bavardage sur la VHF, signalement des bateaux croisés, information sur les résultats de pêche à la traîne qui sont nuls. A la tombé de la nuit, 7h30 maintenant nous rentrons le spi. Nous passons en heure TU.

Samedi 25 : Mer agité à forte comme prévu, vent force 6, grand largue Le pignon du pilote saute  de nouveau et naturellement lorsque nous étions sous spi, panique à bord, sans gravité. Nouvelle réparation qui devrait tenir cette fois. Toujours rien au bout des 2 lignes de traîne, cela devient désespérant. Je fais les quarts avec une carte du ciel, découverte de Sirius, la constellation d’Orion est au-dessus de notre tête, j’attends avec impatiente la croix du sud.

Cela me rappelle les veillées aux Aigladines en été dans les Cévennes avec tous mes frères et mon père, où nous identifions les constellations, grâce à une carte du ciel que j’avais ramené de Londres.

Dimanche 26 : Conditions de navigation identiques, 175 milles par jour, apparemment nous sommes toujours devant le reste de la troupe. La nuit le vent et la mer forcissent, nous prenons un ris et réduisons la surface du génois. Au fait je ne vous ai pas donné mon avis sur la dégustation des vins portugais, la voici les vins du Douro (la région de Porto) été très décevant, plutôt durs et court en bouche, par contre j’ai bien apprécié les vins du sud d’Alentejo blanc comme rouge, quoique jeune doux et très aromatique, parmi ceux-ci le Monte Velho blanc et rouge, et surtout le Chaminé blanc.

Lundi 27 : Baisse de performance nous ne ferons que 150 milles. Hourrah, un poisson est au accroché bout de la ligne, c’est une dorade coryphène de petite taille. Elle est immédiatement transformée en filet, nous la mangerons ce soir cuite à la tahitienne, citron vert et lait de coco, un délice. Emotion pour Fr cette nuit pendant son quart, la très forte houle décroche le pilote automatique, le bateau empanne, sans gravité grâce au frein de bôme, mais part immédiatement au lof sur l’autre amure, dans le carré et les cabines tout se casse la gueule…Tout le monde sur le pont la situation est rétabli, prise du 2eme ris et réduction du génois.

Mardi 28 : Nuit difficile, j’ai vraiment du mal à dormir quand il y a de la houle et que l’on roule dans la couchette. Bon vent force 5 à 7, sous spi jusqu'à 6. La température extérieure monte et l’humidité aussi, c’est l’Afrique. Deuxième prise sur la ligne de traine, une dorade coryphène d’au moins 7 kilo, c’est un poisson magnifique de couleur jaune dorée avec des taches bleues turquoise. Les repas sont assurés. De nuit la visibilité est faible à cause de l’humidité de l’air et l’absence de lune qui se lève vers 5h. Ce soir pendant mon car je finirai le 1er volume de l’histoire de France pour les nuls, des origines à 1789.

Mercredi 29 : Bonne nuit peut-être grâce au ronron du moteur (pas de vent), mais surtout à l’état calme de la mer. Nous sommes à 40 milles de Dakar, le Sun Magic 44 Sirius est devant nous à quelques milles, tous les autres sont assez loin derrière. Une visite, un pécheur Sénégalais dans une superbe pirogue, nous échangeons quelques mots et il repart pécher avec une grande bouteille d’eau bien fraîche. Cela nous a fait la même impression que lorsqu’en plein désert une personne surgit de nulle part et disparaît après quelques échanges. Il est 13h30 et nous apercevons deux petits mamelons sur babord ceux les Mamelles de Dakar sur la presqu’il du cap vert, situées à 12 milles de nous.

Voir les commentaires

Le blog du MARGOUILLAT

Le blog du Margouillat est édité par Françoise et Thierry pour leurs familles et leurs amis

HTML

HTML.....

Module 2

module...

Hébergé par Overblog